Comment trouver des clients lorsqu’on est freelance ?

Comment trouver des clients lorsqu’on est freelance ?

Trouver des clients n’est pas facile, surtout lorsqu’on débute en tant que freelance.

Sur ce blog, c’est quelque chose que je risque de répéter souvent, mais il est important d’avoir cette notion à l’esprit : sans clients, il n’y a pas de business possible.

Le mécanisme est le même pour les grandes entreprises, et les prestataires freelances qui travaillent à leur compte.

Pour justifier son existence, pour continuer d’exister, pour pouvoir régler tous ses frais, un freelance doit trouver des clients auxquels vendre des prestations ou des produits.

Cela paraît évident, mais cela me permet de mettre l’accent sur un point : le plus important, dans une activité commerciale, ce n’est pas ce que l’on fait, mais à qui on s’adresse.

La plupart des entrepreneurs se focalisent sur ce qu’ils font, c’est-à-dire sur leurs produits ou services. 

Jay Abraham, l’un des plus grands consultants marketing de notre époque, donne un conseil que je trouve plein de bon sens :

« La clé du succès est de tomber amoureux de ses clients. »

Plutôt que de se focaliser sur qu’elle fait, une entreprise devrait donc surtout s’intéresser à qui sont destinés ses produits ou services.

En somme, le client, c’est la raison d’être d’une entreprise.

Malheureusement, la plupart des prestataires indépendants peinent à en trouver.

C’est un peu normal : cela demande des compétences en vente et en marketing. Or, ces compétences n’ont rien d’inné, et les entrepreneurs qui se lancent doivent justement apprendre à les développer.

Les bases de l’acquisition de nouveaux clients

Dans cet article, je veux t’expliquer comment fonctionne le marketing, et les leviers que tu peux mettre en place pour trouver des clients, selon ton activité, ta situation et tes objectifs.

Je ne te donnerai pas de conseils précis à appliquer bêtement, car je considère qu’un bon conseil doit être personnalisé et adapté à celui qui le reçoit. En revanche, je veux t’éveiller sur des questions marketing de sorte à ce que tu puisses tirer tes propres conclusions sur les actions que tu dois mettre en place.

 

Les deux stratégies principales pour trouver des clients :

Il existe en fait deux grandes méthodes pour trouver des clients.

La première, c’est l’inbound marketing.

Dans une stratégie d’inbound, une marque met en place des actions pour faire venir à elle le consommateur. Celles-ci consistent donc principalement à créer du contenu autour de l’entreprise pour se faire connaître.

La second stratégie, c’est l’outbound marketing.

Il s’agit en fait de la stratégie inverse : cette fois, c’est la marque qui va directement vers le consommateur, par exemple en faisant de la publicité ou en le démarchant.

La stratégie ultime n’existe pas

Si ces deux méthodes proposent chacune un axe stratégique différent, il est important de comprendre qu’elles peuvent tout à fait fonctionner de manière complémentaire. D’ailleurs, beaucoup d’entreprises les utilisent conjointement.

Aujourd’hui, j’observe qu’on a un peu tendance à glorifier l’inbound, et à maudire l’outbound.

Ces deux stratégies souffrent de leur réputation, et souvent, les premiers à en pâtir, ce sont les entrepreneurs qui les mettent en place sans mesurer tout ce qu’elles impliquent.

Beaucoup utilisent l’inbound en pensant bien faire, en se disant qu’il s’agit du moyen ultime pour trouver des clients. Hélas, si cette stratégie ne s’adapte pas à tes objectifs, elle ne te donnera pas les résultats attendus. Ce n’est pas une stratégie miracle.

De la même façon, trop d’entreprises utilisent l’outbound de façon maladroite ou agressive, ce qui diminue leurs résultats et génère de la frustration chez les consommateurs. Or, l’outbound n’implique pas nécessairement d’accaparer l’espace médiatique ou l’attention des individus. Déployé avec finesse, l’outbound peut au contraire donner des résultats fabuleux, sans avoir besoin de déranger tout le monde. C’est d’ailleurs le moyen le plus rapide de trouver des clients.

Quoi qu’il en soit, l’inbound et l’outbound sont simplement deux leviers stratégiques différents. Il convient de comprendre ce qu’ils impliquent et permettent l’un et l’autre, afin de s’en servir en connaissance de cause, et de maximiser ses chances d’atteindre ses objectifs.

 

L’inbound marketing, ou l’art d’être trouvé par ses futurs clients

En soi, l’inbound marketing a quelque chose d’absolument génial : celui de se faire désirer.

Avec l’inbound, le client vient directement vers toi. Ça facilite beaucoup de choses.

Convaincre un prospect de signer est souvent beaucoup plus simple quand celui-ci a fait la démarche de venir te parler.

Certes, venir discuter avec toi ne signifie pas encore qu’il t’a choisi. (Notamment quand une entreprise fait un appel d’offres et compare les solutions qui s’offrent à elle.)

Mais le prospect connaît ta réputation. Il s’est fait une idée de la valeur de ton travail. Et ça, c’est un grand pas en avant vers la signature d’un contrat.

Avec l’inbound, il n’y a pas non plus besoin de prospecter, ce qui constitue un soulagement pour beaucoup de freelances, qui redoutent souvent cette pratique. 

En apparence, c’est un gain de temps et d’argent. Quand l’inbound fonctionne, c’est merveilleux.

 

Créer du contenu pour se faire connaître

Présenté comme je l’ai fait, l’inbound paraît si séduisant que, dans ce contexte, il serait fou de penser que les stratégies d’outbound peuvent être pertinentes.

Ceci dit, il me faut insister sur un point : mettre en place une stratégie d’inbound demande des efforts. Par ailleurs, ces efforts n’apporteront pas des résultats immédiats. (Sauf en cas de buzz. Cependant, maîtriser la viralité d’un contenu s’avère très complexe lorsqu’on n’a pas d’expérience dans ce domaine, et ça ne garantit pas de trouver des clients.)

Concrètement, l’inbound se pense à moyen et long terme. C’est comme planter des graines dans un champ. Il va falloir attendre que ça pousse. Cette culture ne sera susceptible de te nourrir que dans quelques semaines, voire quelques mois.

L’un des principaux leviers de l’inbound, c’est la création de contenus : articles de blog, vidéos sur YouTube, posts sur les réseaux sociaux, etc. (Cet article de blog en est d’ailleurs un parfait exemple.)

Or, créer du contenu pour des blogs ne s’improvise pas. Poster sur les réseaux sociaux non plus. Ce sont même des métiers : rédacteur dans le premier cas, community manager dans le second.

Car il ne s’agit pas de publier seulement pour publier. Non, il s’agit de publier pour être vu, pour se faire connaître, pour développer une communauté. Et surtout : pour trouver des clients.

Si tu as déjà essayé de développer un compte Instagram, un blog, ou une chaîne Youtube, tu as dû te rendre compte que publier ne suffit pas. Il faut avoir une stratégie derrière : définir une ligne éditoriale, cibler une audience, créer de l’engagement, proposer du bon contenu, ainsi de suite.

Cela demande du travail et de la persévérance. Par ailleurs, cela suppose que tu te fixes des objectifs, et que ces mesures doivent te permettre de les atteindre.

L’inbound et la preuve sociale

Si tu es freelance, développer ta présence en ligne est un excellent moyen de faire valoir ta preuve sociale.

Face à un client potentiel, la preuve sociale produit un effet intéressant. Être reconnu socialement comme étant qualifié pour résoudre un type de problème, c’est très puissant. Cela génère de la crédibilité et de la confiance. Cela montre que tu es reconnu dans ton domaine.

Quoi qu’il en soit, je tiens à préciser mon propos sur un point : être réputé sur le web dans un domaine particulier n’est pas non plus indispensable pour un freelance. La preuve sociale ne fait pas tout. Il y a bien d’autres paramètres qui entrent en jeu lorsqu’un client te sélectionne : ton expertise, la confiance que tu lui inspires, etc.

D’autre part, la preuve sociale ne repose pas seulement sur ta présence en ligne et ton nombre d’abonnés. Le bouche à oreille et ton réseau professionnel sont également essentiels.

Quelques pistes pour créer du contenu sur le web

Si tu es graphiste, tu auras peut-être envie de construire une notoriété sur Instagram, ou des réseaux plus professionnels comme Behance et Dribbble.

Si tu es rédacteur, tu préféreras peut-être plutôt te tourner vers la création d’un blog.

Sache qu’il vaut mieux disposer d’une forte visibilité sur un seul support, quitte à être absent sur les autres, plutôt que de poster un petit peu partout et de ne se distinguer nulle part. Concentre tes efforts sur un canal à la fois, qui t’apportera des résultats concrets, plutôt que d’essayer de tout faire en même temps.

Ensuite, ce n’est pas parce que tous tes concurrents sont sur une plateforme que tu dois aussi y être. Pour reprendre l’exemple précédent, Behance (réseau social pour les créateurs graphiques) n’a rien d’indispensable pour un graphiste.

Aucune stratégie n’est en soi meilleure qu’une autre

Je vais peut-être donner l’impression de me contredire, dans la mesure où je peux suggérer à un graphiste de s’inscrire sur Behance et à un autre de ne pas y être. Mais il en est ainsi car il n’existe pas de stratégie ultime. Il n’y en a aucune qui, fondamentalement, est plus forte que les autres.

La stratégie d’une entreprise ne conviendra pas forcément à une seconde, parce qu’elles sont différentes : elles n’ont pas les mêmes objectifs, ne s’adressent pas aux mêmes personnes, ne sont pas perçues de la même manière, etc.

Deux entreprises sur un même marché peuvent donc tout à fait prospérer avec des stratégies radicalement différentes.

Il ne s’agit donc pas pour toi de suivre des conseils à la lettre, mais de définir ta propre stratégie, et donc les actions qui en découlent.

Le piège de l’inbound

L’inbound est un puissant levier pour trouver des clients. Mais en tant que freelance, il est important de réaliser ce que cela implique : des efforts et de la stratégie.

À ce titre, l’inbound marketing tend un piège invisible.

Ce piège, c’est celui de te mettre à attendre.

En tant que freelance, tu ne peux pas te permettre d’attendre que les clients viennent à toi, comme le ferait un salarié, surtout si personne ne te connaît.

Un salarié agit de la sorte, parce qu’il est assuré qu’on lui confie des tâches pendant qu’il est au travail.

Si ta stratégie pour trouver des clients repose uniquement sur la création de contenus, il va te falloir être patient avant de remplir complètement ton carnet de commandes.

D’autre part, la création de contenus peut aussi te donner l’illusion de travailler, donc de faire quelque chose d’utile. En fait, souvent, elle t’occupe. Mais en tant que freelance, ce n’est pas une activité pour passer ton temps dont tu as besoin. Il te faut des missions.

En somme, tu dois donc veiller à mettre en place des actions qui te permettent d’atteindre tes objectifs. Tu dois te soumettre à une obligation de résultats envers toi-même. Si ce que tu mets en place ne te permet pas de trouver des clients, reconsidère ta stratégie rapidement pour y apporter des corrections.

 

Les plateformes pour freelances

Pour continuer sur ce piège dont je parle, je vais maintenant aborder le cas des plateformes pour freelances.

Les sites qui mettent en relation des clients et des freelances constituent en fait le seul levier que j’ai tendance à déconseiller. Je pense par exemple à Malt (ex Hopwork), mais il en existe beaucoup d’autres.

En soi, il est tout à fait possible de trouver une mission en passant par ces plateformes.

Mais c’est difficile, et très souvent, ce n’est pas très bien rémunéré.

En fait, ces sites profitent plus à eux-mêmes et aux clients qu’aux freelances. Tout est fait pour que les profils s’y ressemblent. La plupart du temps, il n’est par exemple pas possible d’ajouter un lien vers ses réseaux sociaux ou vers son portfolio.

Les profils qui sont mis en avant sont ceux qui ont déjà réalisé des missions via ces plateformes. C’est logique : ce genre de sites touche une commission sur chaque prestation.

Certaines plateformes ont une autre stratégie : elles font payer les freelances afin que ces derniers soient mis en valeur sur le site. (Et autant dire que ceux qui ne paient pas deviennent complètement invisibles.)

En bref, pour être vu sur ce genre de plateformes, soit il faut payer, soit il faut déjà avoir réalisé des missions.

La guerre des prix

Le plus ennuyeux, c’est que ces sites mettent en compétition des freelances aux profils volontairement similaires. Moins il y a de différences entre les prestataires, et plus ces derniers doivent se battre sur les prix.

Ça profite en apparence au client qui se moque de la qualité, et veut du « pas cher » avant tout, puisque l’argument de ces plateformes est souvent de proposer des freelances aux meilleurs tarifs. Mais ça dessert complètement les intérêts de ceux qui réalisent les missions.

Du coup, non seulement il est difficile de trouver des clients sur ces sites, mais même lorsqu’on trouve une mission, il n’est pas dit qu’elle sera intéressante et correctement rémunérée.

Or, un freelance qui veut vivre correctement de son activité doit être capable de fixer lui-même ses tarifs. J’ai d’ailleurs écrit un article à ce sujet, pour t’aider à déterminer combien facturer une mission en tant que freelance.

 

Le bouche à oreille

J’en viens au levier le plus puissant pour trouver des clients : le bouche à oreille.

Si un client te recommande à un autre, cela suppose qu’il est satisfait de toi. Ça, c’est un excellent point.

Ensuite, les gens font beaucoup plus confiance à leur entourage, leurs amis, leur famille, qu’au discours public d’une marque.

Prenons un exemple concret. Tu as des douleurs dans le dos et tu recherches un masseur pour te soulager. Un ami à toi a justement le même problème. Dernièrement, il a pris rendez-vous chez Y., qui est masseur : c’était merveilleux ! La séance lui a fait un bien fou, et puis Y. est d’une douceur incroyable.

À côté de ça, tu trouves dans ta boite aux lettres un très joli flyer, bien détaillé, qui te présente les services de Z., masseur professionnel.

En fait, nous ne savons pas ce que valent Y. et Z. en tant que masseurs, mais le fait d’avoir entendu une recommandation en faveur de Y. de la part d’un ami t’incitera très fortement à te rendre chez lui plutôt que chez Z.

C’est là toute la puissance du bouche à oreille, qui joue directement sur la confiance que nous accordons à notre entourage.

D’autre part, les gens adorent faire des recommandations lorsqu’elles en valent la peine. C’est comme donner un bon conseil : ça valorise celui qui le donne.

Pourquoi tous les freelances ne peuvent pas profiter du bouche à oreille

Pour profiter du bouche à oreille, il faut déjà bénéficier d’une réputation.

Il faut déjà avoir des clients ou, au minimum, un réseau professionnel.

En soi, miser sur le bouche à oreille est un bon conseil, qui te pousse à satisfaire tes clients.

Cependant, il reste difficile de l’appliquer lorsqu’on débute. Le bouche à oreille permet d’amplifier la notoriété d’un produit ou d’un service qui existe déjà, et qui satisfait des clients. Ça permet plus difficilement de trouver ses premiers clients.

Évidemment, ça ne veut pas dire que tu dois mettre le networking de côté. Participer à des événements pour y rencontrer des professionnels reste très pertinent. (Par contre, ce n’est plus vraiment de l’inbound puisque tu fais la démarche d’aller vers tes clients potentiels.)

Si tu débutes, ça t’entrainera à faire bonne impression.

Pour t’éviter toute déception, sache tout de même que le networking est plutôt une stratégie qui donne des résultats sur le moyen et le long terme. Lors d’un événement, tu ne croises pas forcément que des personnes qui vont avoir besoin de tes services immédiatement. (Et cela dépend de beaucoup de paramètres : la qualité de l’événement, le nombre de personnes avec lesquelles tu vas parler, le fait de faire bonne impression, le fait que ton prospect idéal soit présent, etc.) 

 

Pour conclure sur l’inbound

Je pense que c’est le rêve de la plupart des freelances : ne pas avoir à se soucier de trouver des clients, et faire en sorte qu’ils viennent directement à nous.

C’est pratique, il n’y a plus qu’à se soucier de réaliser correctement ses missions et de conseiller ses clients.

J’espère néanmoins t’avoir éveillé sur une réalité : l’inbound marketing prend du temps avant de donner de bons résultats.

Or, ce temps, un freelance ne l’a pas forcément. Si tu ne peux pas te verser de salaire pendant 6 mois parce qu’on ne te propose pas assez de missions, c’est la pérennité de ton activité qui est menacée.

Il y a aussi un autre inconvénient à l’inbound : tu ne peux pas choisir tes clients. Ce sont eux qui te choisissent.

Et c’est à ce moment que l’outbound marketing apparaît pour nous proposer des alternatives. 🙂

 

L’outbound marketing, l’art de trouver des clients (rapidement)

Le principal reproche que l’on fait à l’outbound, c’est d’être intrusif.

Les gens qui ne jurent que par la création de contenus sont d’ailleurs assez doués pour contribuer à sa mauvaise réputation. (Un moyen répandu de vendre de la création de contenus, c’est de cracher sur la publicité et le démarchage.)

Aujourd’hui, l’inbound est perçu comme la méthode maligne pour faire du marketing. L’outbound, c’est pour les gens peu créatifs auxquels personne ne fait appel.

En vérité, l’outbound est souvent très mal utilisé. C’est le cas par exemple avec les publicités intempestives qui envahissent les pages web et dérangent l’internaute. C’est encore le cas avec ces démarcheurs téléphoniques maladroits, qui cherchent à nous vendre des produits dont nous n’avons pas besoin.

Or, le besoin, c’est justement la clé d’une stratégie outbound réussie.

Comment rater et réussir sa campagne d’outbound :

La manière bourrine d’aller vers ses clients potentiels, c’est de faire un maximum de bruit avec son produit ou son service auprès du plus de monde possible.

Et justement, ce qui est dérangeant, c’est de recevoir un message commercial qui ne nous est pas adressé. Par exemple : recevoir une publicité pour des couches, alors qu’on n’a pas d’enfants.

En revanche, si l’on a un besoin et que l’on reçoit un message nous proposant de résoudre ce besoin, la situation est bien différente. Le message devient pertinent.

Le CEO d’une start-up qui est en train de bâtir une équipe pour concevoir un logiciel sera sans doute heureux de recevoir des propositions de développeurs ou d’UX designers freelances, proposant de l’aider sur son projet.

La plupart des entreprises ont des problèmes qu’elles n’arrivent pas à résoudre : une trop faible visibilité sur Google, un manque d’engagement de la communauté sur Instagram, un logiciel peu pratique à utiliser, un branding incohérent, etc.

En tant que freelance, tu vas aider à résoudre ce problème.

Et comme le dit Jay Abraham :

« Si tu crois vraiment que ce que tu fais est utile et a de la valeur pour tes clients, alors tu as l’obligation morale d’essayer de les aider par tous les moyens. »

Ensuite, l’outbound possède un énorme avantage sur l’inbound : tu vas pouvoir sélectionner toi-même les clients pour lesquelles tu veux travailler.

 

Trouver des clients avec la prospection traditionnelle

Si je te parle de prospection, il y a sans doute deux méthodes qui vont te venir à l’esprit : le porte à porte et le téléphone.

Je ne vais pas m’éterniser là-dessus. Concrètement, le porte à porte a plutôt vécu. Le démarchage téléphonique est encore utilisé, tout simplement parce qu’il fonctionne.

Il faut tout de même différencier le démarchage en B2B, c’est-à-dire d’entreprise à entreprise, et le démarchage en B2C, c’est-à-dire d’une entreprise à un consommateur lambda.

Entre professionnels, le démarchage reste une pratique très bien acceptée, pour la bonne et simple raison que la plupart des entreprises y ont recours. C’est surtout envers les particuliers que cette pratique souffre d’une mauvaise presse. (On comprend aussi pourquoi : les motifs des sollicitations sont rarement pertinents. On propose à des tas de gens des choses dont ils n’ont pas besoin. Mais quand l’appel est qualifié, qu’il y a bien un besoin auquel répondre, l’échange se passe déjà beaucoup mieux.)

Bref, ce que je veux dire, c’est qu’en tant que freelance, prospecter des clients professionnels est une pratique tout à fait normale.

La difficulté de démarcher au téléphone ou au face à face, quand on est freelance

La pertinence du porte à porte et du téléphone vont complètement dépendre de ton activité.

D’abord, te déplacer à l’adresse de chaque prospect va te prendre du temps. (Sauf si tu t’adresses aux petits commerces d’un centre-ville par exemple. Dans ce cas, le porte à porte a du sens.)

Obtenir le numéro de téléphone d’un contact précis n’est pas non plus une affaire évidente. Passer par le standard d’une entreprise permet rarement d’obtenir le contact recherché au bout du fil. (Les réceptionnistes sont justement formés pour constituer un barrage.)

Ces méthodes ont du bon pour certaines entreprises, mais pour un freelance, j’observe que ce sera souvent moins le cas. (Mais encore une fois, cela dépendra de ton activité et des clients auxquels tu t’adresses.)

Il faut ajouter aussi une chose : démarcher de vive voix quelqu’un qui ne nous connaît pas est un exercice qui fait peur aux débutants. Cela demande de la pratique pour devenir bon. Et entendre plusieurs « non » à la suite peut s’avérer plutôt démoralisant.

Le facteur psychologique est ici très important. Persévérer est la clé. 

 

Le cold e-mailing : prospecter par e-mails

Il s’agit de ma technique fétiche. 🙂

Lorsque j’étais business developer, c’était la technique que j’utilisais pour obtenir 95% de mes rendez-vous avec des directeurs ou des directrices marketing. (Les 5% restants étaient des contacts que je trouvais en participant à des salons professionnels.)

Mon métier consistait à vendre des opérations marketing à des marques, commercialisant essentiellement des produits high tech.

Il fallait donc que je sois en mesure d’atteindre le décisionnaire d’une entreprise sur toutes les questions liées au marketing.

L’intérêt du cold e-mailing :

D’une part, c’est beaucoup plus rapide que le face à face ou le téléphone. Il n’y a pas à se déplacer. Envoyer un e-mail se fait en un clic. L’intérêt, c’est de passer le moins de temps possible sur la prospection pour se consacrer à ce qui compte vraiment : tes clients.

Bien évidemment, le cold e-mailing présente quelques difficultés, comme trouver les mails professionnels des contacts que l’on cherche à atteindre, ou surtout écrire des messages persuasifs, qui permettent d’atteindre nos objectifs.

Le copywriting, c’est-à-dire la façon d’écrire son message, est vraiment déterminante dans cette façon de prospecter. Heureusement, tout cela s’apprend.

Quand j’exerçais encore comme business developer, je travaillais dans un espace de co-working, ce qui m’a permis de rencontrer pas mal d’entrepreneurs, de business developers, et de freelances.

Je me suis rendu compte en échangeant avec certains que ma façon de prospecter leur donnait des résultats.

Aujourd’hui encore, j’utilise cette méthode pour trouver des clients en tant que consultant marketing.

Quelques remarques sur la prospection par e-mail :

Le cold e-mailing ne s’adresse toutefois pas à tout le monde. D’une part, il est interdit de démarcher par e-mail un particulier qui ne nous connaît pas. Cette mesure permet justement d’éviter des pratiques abusives : je trouve que c’est tant mieux.

Il s’agit donc d’une méthode de prospection à utiliser exclusivement entre professionnels.

Par ailleurs, il est nécessaire que tes clients soient un minimum digitalisés. Espérer atteindre par e-mail la couturière du coin qui se connecte sur son ordinateur une fois par mois, c’est compliqué. 🙂

En somme, si le cold e-mailing est ma technique préférée, c’est surtout parce qu’elle s’applique parfaitement à mes besoins : je m’adresse à des clients professionnels, qui sont tous digitalisés.

 

Pour conclure sur l’outbound

J’espère avoir réussi à dédiaboliser l’outbound. Prospecter, ce n’est pas envoyer des sollicitations à tout-va. C’est travailler intelligemment, avec stratégie.

D’autre part, le démarchage constitue le seul moyen vraiment rapide de trouver des clients. C’est encore plus vrai si tu débutes, que tu ne connais personne et que personne ne te connaît.

Ce que j’aime aussi particulièrement avec le démarchage, c’est de pouvoir choisir soi-même ses clients. Je trouve ça extrêmement motivant.

De plus, lorsque je suis en relation avec un prospect que j’ai démarché, je suis le plus souvent tout seul. Je veux dire par-là que je ne suis pas en compétition avec d’éventuels concurrents. Le prospect discute avec moi, et si je le convaincs, il me choisit moi.

Par voie de conséquence, ça me permet de pratiquer les tarifs que je veux. Je me différencie sur mon expertise, sur la valeur de mon travail, et non sur le prix.

Un rapide mot sur la publicité

J’aurais aussi pu parler de la publicité dans l’outbound, par exemple sur Google ou Facebook, avec des messages sponsorisés. Cependant, la publicité peut vite coûter cher, et mal maîtrisée, elle ne donne tout simplement pas de résultats.

En fait, avant de faire la publicité, il faut déjà être sûr que ton offre séduit. La publicité n’est pas une solution miracle pour promouvoir les ventes d’un produit ou d’un service qui ne se vend pas sans elle. Au contraire, souvent, la publicité sur Internet permet plutôt d’amplifier le succès ou l’échec d’une offre. Si cette dernière ne plaît pas, la publicité fera juste perdre de l’argent.

 

Comment trouver des clients rapidement ?

Pour résumer, inbound et outbound sont deux leviers que tu devrais considérer dans ta stratégie d’acquisition de nouveaux clients.

Si tu es déjà installé, que tu disposes d’une clientèle et que tu arrives à pratiquer les tarifs que tu souhaites, mettre en place une stratégie d’inbound avec par exemple de la création de contenus peut te permettre d’asseoir ton autorité et d’atteindre de nouveaux clients. Ça n’a rien de nécessaire, mais ça peut être pertinent.

En revanche, si tu débutes, ou que tu manques de clients, ou encore que tu es contraint de te battre sur les prix, recourir au démarchage est la seule technique qui te permettra de trouver des clients rapidement. Souvent, quelques jours suffisent pour commencer à déjà attirer l’attention de clients potentiels.

Comment tirer tes propres conclusions pour définir ta stratégie

Je ne veux pas conclure cet article en te livrant des conseils fermes et définitifs sur ce que tu dois faire, pour la bonne et simple raison que je ne connais ni ta situation, ni tes objectifs.

En matière de stratégie, un bon conseil doit être personnalisé, et prendre en compte la situation de celui à qui il s’adresse.

J’espère donc simplement que je t’aurai aidé à y voir plus clair sur les actions que tu peux mettre en place pour trouver des clients.

N’hésite pas non plus à me dire en commentaire les techniques que tu utilises pour trouver des clients. Ça aidera peut-être aussi certains. 🙂

Geoffrey Humbert

Je m'appelle Geoffrey Humbert et je suis Consultant Marketing. J'aide les entrepreneurs et les freelances à développer leur activité en bâtissant des relations solides avec leur clientèle.

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